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  Hideki ▬ « Si vous avez des larmes, préparez-vous à les verser. », Shakespeare

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MessageSujet: Hideki ▬ « Si vous avez des larmes, préparez-vous à les verser. », Shakespeare    Jeu 6 Mar - 2:41


Nakashima Hideki

« Le personnage que nous sommes, c’est un jardin, et notre volonté qui le cultive  », William Shakespeare
IDENTITÉ

Âge ♦ 19 ans en apparence, mais une bonne cinquantaine derrière moi…respect, gamin.
Date de naissance ♦ 26 août, soit vierge ascendant sagittaire.
Nationalité ♦ Japonaise, voyez que je n’ai rien d’un immigré.
Métier ♦ Étudiant en 2ème année d’économie.
Groupe ♦ DOLL.
Statut ♦ Célibataire à vie. Oui, c’est un statut.  
Préférences ♦ Genre ça vous intéresse ? Ce n’est pas la peine, je ne prends pas les numéros.
Personnalité sur l'avatar ♦ Cha Hak Yeon (N from VIXX)

ANECDOTES

Je fais partie de ces DOLLs qu’on peut qualifier de paria. J’ai trompé honteusement ma dernière maîtresse, et les autres DOLLs me connaissent essentiellement à cause de ça. Voilà pourquoi je ne suis pas très aimé de mes semblables…
Je suis resté sous ma forme VOODOO pendant près de quarante ans avant d’être réanimé l’année dernière. On m’a dit plusieurs fois que j’étais aigri, ce qui n’est pas un mystère pour moi. En quarante ans, vous ne pouvez pas savoir combien j’ai ruminé mes déboires…
Les objets que je chéris le plus sont mes livres et ma tablette tactile Samsung. Celle-ci est toujours sur moi, et j’emmène souvent un livre dans mon sac.
Mon auteur préféré ? Shakespeare. J’essaye toujours de placer une citation de lui dès que je peux dans les conversations. Je sais que ça saoule les gens, mais c’est trop addictif.
J’ai un mal fou avec la jeunesse de maintenant. Ils sont tellement délurés…je n’arrive pas à les suivre, ce qui me vaut l’étiquette de l’étudiant solitaire. Mais je le vis à peu près bien.
Je suis sans scrupules. Mes précédents maîtres m’ont fait intervenir dans tous leurs complots, et j’arrive à dire avec une certaine fierté que j’ai du sang sur les mains. Me salir un peu plus ne me dérange pas. Je rajouterai même que j’y ai pris goût.
Aujourd’hui, mon principal objectif est de redorer mon blason avec mon nouveau maître/ma nouvelle maîtresse. C’est mon but ultime, j’ai essuyé pendant trop longtemps la honte et l‘opprobre. Et évidemment, tous les moyens sont bons. Quitte à faire du tort à mes semblables.


PSYCHOLOGIE



« La musique est l’aliment de l’amour »
La Nuit des rois
Ce qu’il est pour lui ? Beaucoup et peu de choses. Il est à la fois son meilleur compagnon pour boire un café, pour discuter de choses qui en vaillent la peine. C’est bien le seul avec qui il a envie de discuter jusqu’à pas d’heure, quasiment la seule personne sensée qu’il connaisse.  Et secrètement son plus grand fan. Lorsqu’il se met à jouer, Hideki est littéralement captivé. Pourtant, le rock n’est pas ce qui le plus bouger, mais cet homme a le don de lui donner des frissons d’un autre genre. Quand il l’écoute, c‘est sa vie qu‘il voit. Mais une vie sans mortification. Plus que rêver, il le rend heureux. Tous les antidépresseurs qu’il pourra prendre ne lui feront jamais cet effet-là. Aussi, rien que pour toujours entendre cette mélodie, il est prêt à se donner corps et âme pour la carrière de Ryûsuke. Il a évidemment un objectif très clair, mais l’affectivité prend de plus en plus le pas sur l’obligation. Cet homme, il l’aime d’une manière singulière. En a-t-il conscience vous vous demandez ? Plus ou moins. Il sait qu’il fait les choses passionnément.



    ▬ Un étudiant solitaire
En effet, Hideki n’est l’élève le plus populaire de sa promotion. Il est même très réservé sur cette vite étudiante : entre les réseaux sociaux, les faux tuyaux et autres joyeusetés, il ne s’y retrouve pas. Non, les côtoyer en cours lui est amplement suffisant, il n’a pas besoin de plus voir pour autre chose. Il n’a rien contre eux, mais il a tendance à trouver les jeunes de maintenant immatures. Ils sont sympathiques, mais dès qu’il s’agit de sexe/fumette ils s’enflamment pour rien…et vas-y que je te consomme tout en même temps comme si j‘allais mourir demain. Eux ils n’avaient pas tout ça à porter de main, et ils s’amusaient tout autant. Quand il les voit faire, Hideki ne peut s‘empêcher de lever les yeux au ciel. Hélas pour lui, ce n’est jamais un mauvais rêve, ce sont bel et bien les jeunes du XXIème siècle. Si beaucoup de jeunes sont à fond sur les jeux vidéos ou le boy’s band du moment, lui il en est à des années lumières. Non, lui ce qui l’intéresse c’est la presse internationale, les débats politiques, les journaux, et autres sujets très sérieux et un poil ennuyeux. Organisé dans son travail, s’il dit non pour aller chez quelqu’un c’est parce que les horaires ne respectent pas son emploi du temps, et il s’y tient à la lettre. Et l’heure, c’est l’heure. N’essayez pas de discuter avec lui là-dessus, il se bloquera obstinément. Lui qui est toujours si calme, si silencieux, vous l’entendrez enfin hausser le ton, et Hideki n’est pas le genre à mâcher ses mots. Franc, il vous dira toujours vos quatre vérités droit dans les yeux. Il se soucie peu de vos états d’âme à ce moment-là. Aussi, il peut être très blessant… C’est quelqu’un de très droit dans ses manières de vivre, mais il lui arrive de souffrir de sa propre rigueur. Parfois, se mettre la tête l’envers dans une soirée alcoolisée lui dirait bien. Mais il a décrété que les effets de l’alcool sont dangereux et mortels pour la santé, donc jamais vous le verrez dans une discothèque. Il l’a décidé depuis cette année et on ne le fera pas bouger de ses convictions. Oh, et ne lui parlez même pas de drogue, c’est juste inconcevable pour lui d’en consommer. Mais ne le blâmez pas, cet aspect austère est une cicatrice de 1974. C’est à cause de ces substances illicites qu’il a dégénéré et commis l’acte irréparable. Sa mauvaise réputation, son honneur bafoué, tout est à cause de ces saloperies…donc tolérance zéro. Réaction radicale, mais totalement instinctive. Il a déjà suffisamment d’obstacles devant lui, alors n’en rajoutons pas. Paraît-il que ça n’améliore pas la dépression en plus.

Très sobre sur tout sujet, et ayant la maturité de leurs parents, on peut comprendre qu’Hideki ne soit pas très emballé par ses camarades. A la faculté, ses notes excellentissimes le font passer pour un  géni. En réalité, il n’a pas tout ce mérite qu’ils lui prêtent. Il travaille juste beaucoup, comme il l’a toujours fait, d’où son excellente mémoire, et sa longévité est sa principale aide pour comprendre le contenu des cours. Rien de plus. Travail et maturité de l’âge. Il se trouve peu d’amis à papoter, aussi son passe-temps privilégié reste la lecture. Il lit de tout, du journal à la poésie, avec une préférence pour la littérature anglophone, le tout sur une tablette tactile où il peut retrouver toutes ses revues. Vive la technologie. William Shakespeare est sa référence depuis qu’il a repris du service avec Ryûsuke. Une passion toute nouvelle pour cet auteur, mais très profonde. A force de le lire, il commence à connaître quelques pièces par cœur. Toute fois, un conseil : n’allez jamais l’emmener au théâtre voir du Shakespeare. Ca le mettrait hors de lui de voir un comédien oublier une ligne, ou pire, si un metteur en scène aurait la brillante idée de couper quelques scènes. C’est sacrilège de toucher au texte shakespearien, retenez-le.



    ▬ Un dépressif chronique
Encore un malheur qui lui est tombé sur la tête. Décidément, 1974 lui porte la poisse, pire qu’un vendredi 13. Plus sérieusement, cette maladie mentale n‘a rien à voir avec le mauvais œil. Lucide, Hideki a conscience que son état dépressif est la suite logique de sa vie de DOLL. La dépression, c’est le trauma de Ryûsuke. C’est sa peine passée sous le silence des conventions sociales, c’est le deuil bâclé. Cette chute, sentimentale comme physique, elle s’est ancrée de manière pathogène chez Hideki. Par conséquent, il a un psychologue qu’il essaye de voir une seule fois tous les 36 du mois, et il prend énormément d’antidépresseurs pour assurer son devoir de DOLL et ses examens (et aussi pour ne pas avoir besoin d’aller voir le psy‘). Oui, car dans ses moments de déprimes, Hideki est complètement amorphe. Impossible de faire quoi que ce soit quand son moral est au plus bas. Même si vous êtes un proche, le réconforter ne sert à rien. Quand il est dans cet état, son esprit est occupé à rien d’autre qu‘à la mortification. Sans énergie, la seule chose qu’il puisse faire est d’attendre que ça passe, le regard perdu dans le vague. Et quand il déprime, sa chute de 1974 le hante, incessamment. La durée de ses déprimes est aléatoire ; ça peut prendre quelques minutes comme quelques jours, mais lorsque cela dure trop longtemps il n’hésite plus à faire un petit séjour à l’hôpital psychiatrique du coin. Sur ce dernier point, jamais il n’en parle, car il ne le vit pas comme une partie de plaisir. Autre joyeuseté qu’il abhorre, c’est aller chez le psychologue. Entre aller se damner et aller chez le psy’, il n’y voit aucune différence. Chaque fois c’est un calvaire, car non seulement il a dû mal à donner des mots sur sa maladie, mais aussi il doit tout le temps inventer des bribes d’histoire humaine qu’il connaît comme la danse péruvienne. Mentir lui a jamais posé de problème de conscience, mais lorsque c’est quelqu’un qui vous analyse, là c’est une autre affaire…affaire qui lui plaît peu. Pour le moment, le psychologue dit que c’est un choc psychologique très violent qui lui a fait tout oublié. Hideki n’en est pas si sûr. C’est juste…que les humains chez lesquels il vit sont mielleux et qu’ils ne veulent pas trop lui expliquer pour ne pas le brusquer. Il espère profondément qu’ils le lui diront un jour, car il a de plus en plus du mal à jouer la comédie dans le cabinet du psy’. Ce serait bête que tout se termine pour un petit détail…ce serait l’échec de trop pour lui, un point de non retour.

Cependant ne l’imaginez pas déprimer à longueur de journée. Heureusement pour lui, ses déprimes ne sont pas aussi fréquentes que dans les films. Dans la vie de tous les jours il est certes pas très bavard, un peu renfermé, et quand il ouvre la bouche c’est pour jouer au cynique ou au pessimiste, mais ce n’est que sa personnalité. Il est blasé sur beaucoup de choses. Après avoir visité toute la noirceur du cœur humain, plus rien ne le surprend. Il a eu son lot de sensations fortes il y a ça plusieurs années, aujourd’hui il reste impassible à longueur de journée. Et puis parler pour ne rien dire n’est pas de sa trempe. Ce pourquoi il fait l’économie de sourires et d’expressivité de manière générale. Ah, il sait rire aussi (!) . Bon, avec un humour bien particulier, mais ça lui est déjà arrivé de rire aux éclats. On vous avouera que ce qui est drôle pour lui, vous trouverez la chose macabre. Hideki est un fan inconditionnel de l’humour noir, et on ne le refera pas. Il a appris l’humour grinçant, l’humour à la limite de la moquerie, celui qui prend sa chute dans l’humiliation. Vous pouvez toujours essayer de le faire rire, mais ce sera une tâche ardue. A moins que vous ayez quelques penchants masochistes, ce qui est loin d’être la majorité de la population nippone.



    ▬ Un manipulateur aguerri
Autre point important à préciser ; Hideki est sans scrupules. Depuis sa première vie de DOLL il n’a jamais été un ange de bonté, mais ce trait s’est renforcé avec son maître actuel. 1974 est l’année maudite à effacer. Plus que de la honte, dans son esprit c’est une abomination. Trahir son maître n’a pas à exister. C’est son propre traumatisme personnel, un trauma qu’il a parfois du mal à distinguer de celui de Ryûsuke qu’il ressent toujours aussi vivement. Dans ses déprimes, il lui arrive de ressentir ces deux cicatrices battre à l’unisson, comme si un démon les animer occasionnellement pour faire du mal à tous deux. Jamais Hideki n’aurait pensé à tel point que des évènements traumatisants puissent être si dévastateurs. Mais les choses auraient pu être pires si Hideki avait été faible de nature. Ça aurait été l’internement à vie en hôpital psychiatrique s’il n’était pas quelqu’un de fort. Et sa force de caractère a eu raison de lui. Elle a su s’adapter à cet handicap, renforçant comme jamais le caractère ambitieux de l’étudiant. Il n’a pas le choix ; pour tenir la route, il faut des objectifs. Les siens sont dans cet ordre : le bonheur de Ryûsuke - son master en économie. L’un ne peut aller sans l’autre dans son esprit. Et quand bien même il aurait son diplôme avant le bonheur de son aître, un autre le remplacerait pour complémentariser son devoir de DOLL. Mine de rien, ce n’est pas une mince affaire que d’hisser un artiste sur le devant de la scène. Mais là-dessus il ne baissera jamais les bras par honneur, et aussi par affection depuis ces derniers temps. Qu’importe les producteurs véreux et exigeants, la dépression qui cloue au lit et les grands-parents gâteaux. Tout ça n’est que passager. Il sait précisément ce qu’il veut pour Ryûsuke, et il s’y donne à fond dès qu’il peut entre les cours et les devoirs.

Et pour cela, tous les moyens sont bons. Il ment comme il respire à tout le monde, il écoute attentivement tout ce qui se raconte autour de lui, il fait des recherches approfondies sur les producteurs du coin, etc. Pour le moment il ne s’est pas encore trempé les mains, mais lorsque l’occasion se présentera il ne se posera pas de question; homme, femme, vieux, jeune, humain, autre DOLL. Sa cruauté ne connaît aucune limite lorsqu’il est plongé dedans. Il l’attend même avec une certaine impatience. Tuer un homme reste l’expérience qui le fait vibrer comme aucune autre, alors il se dit qu’un petit meurtre arrangé ne lui ferait pas de mal dans son morne quotidien. La chose la plus malhonnête qu’il ait faite jusque là c’est le pistonnage. Oui, car il a remarqué que son nom n’était pas inconnu dans le milieu de la nuit, alors il l’utilise dès qu’il le peut pour s’entourer des bonnes personnes susceptibles de faire grimper son cher maître. Habiles des mots, il n’a aucun mal à  découdre de son attitude flegmatique pour adopter temporairement l’éloquence d’un commercial. De manière générale, il est assez efficace. Seulement, il se heurte à une industrie bien particulière qui est celle de la musique, aussi le résultat de ses efforts ont tendance à  traîner en longueur. Qu’à cela ne tienne, Ryûsuke peut rester encore jeune longtemps et lui il a toute la vie pour ravoir ses lettres de noblesse. Calculateur, il sait attendre le moment venu et opter en fonction de ce qui se passe. Dans ce domaine-là il sait donner, et il est confiant dans les évènements qui viennent.






BIOGRAPHIE



« Je tiens ce monde pour ce qu’il est : un théâtre où chacun doit jouer son rôle. »
Le marchand de Venise

Ce dramaturge est merveilleux. Il dit à la perfection ce dont j’ai toujours pensé. On pourra en dire ce qu’on veut, qu’il est démodé, dépassé, ses propos restent très actuels. Le monde entier est un théâtre, et mon rôle est de seconder un humain que je nommerai maître. Ce n’est pas de la soumission, c’est juste la réalité. Et en maîtres, je ne peux pas me plaindre, j’ai eu des maîtres formidables. Un homme vaillant, et deux femmes magnifiques pour être plus précis. Ils sont ancrés dans ma mémoire, et je les aime toujours. Je regrette juste que le dernier ce soit mal fini… Mais je ne grillerai pas les étapes, promis. Je vous dirai tout, pas à pas, pour que tous suivent et comprennent, même les faibles d’esprit. Oui madame, les crétins et les abrutis existent. Ne comptez pas sur moi pour le politiquement correct, je n‘arrive plus à faire dans la dentelle.




«  C’est un malheur du temps que les fous guident les aveugles. »
Le roi Lear

La première fois que je me suis éveillé, que j’ai pu sentir l’air traverser mes poumons pour la première fois, ce fût avec un homme. Mon premier maître était un homme. Jeune, basané, 1m75, il était beau. Nous sommes en 1895. Mais j’étais perdu en prenant vie avec lui. Je sentais toute sa vitalité, cette force que seule la jeunesse a. Plein de vie, ce jeune homme d’une famille paysanne était en pleine préparation de son mariage. Il a eu le temps de profiter des filles avant cet heureux évènement, et il était confiant sur la suite des évènements. Au début ne voyais pas ce que je pouvais lui apporter de plus. Au début. Car il avait un potentiel énorme et une ambition infaillible. Quand le Japon entama ses premières conquêtes en Asie, il plaqua tout pour aller s’y engager. Sa famille ne l’a pas compris. Moi oui. J’étais « officiellement » son cousin et son confident. J’étais le seul à savoir ses opinions politiques, et je pouvais dire qu’il avait beaucoup d’idée sur la question. Un harangueur de foule avec un réel souci du bien-être de la population, c’est ce qu’il était. . La politique était sa vocation, et il venait de la découvrir trop tardivement. Mais il n’a rien lâché, grâce à moi. Mon but était de réaliser son souhait le plus profond, et ce dont il avait le plus besoin était un acolyte, un brave qui ne le quitte jamais et qui écoute toutes ses préoccupations personnelles et professionnelles. J’étais son bras droit.




« La nécessité est la meilleure des vertus. »
Richard II

Je me suis donc engagé dans ce qui va être plus tard un crime contre l’humanité. Il fallait bien que je le suive pour pouvoir l’aider ! Mais je vous avouerai que j’y ai pris mon pieds, et je garde encore aujourd’hui certaines de ses idées. Depuis cette époque, je suis resté très conservateur. Mais là n’est pas la question, revenons donc sur mon premier maître. Je l’ai donc accompagné jusqu’à qu’il devienne gouverneur d’un village en Corée. Je l’ai suivi dans tous ses massacres, lui était lieutenant et moi son sous-lieutenant. Étant de garde inférieur à lui, les choses se déroulaient ainsi : il donnait les ordres, et moi j’exécutais avec les soldats. Et en tant que DOLL, je le conseillai pour dominer au mieux ces fainéants de coréens. Je ne vous cache pas qu’on a dû faire des choses immondes, des choses dont on riait autour d’un verre, mais que je tairai pour ne pas avoir d‘ennuis. Mais ce fût fort sympathique. Comprenez, ce fût la première fois que je me sentais si vivant, et j’ai embrassé cette vie de colon mercenaire de toute mes forces. Comme tout le monde, j’ai profité des filles, des richesses et du luxe de la région allègrement. Ces coréens étaient tous sous notre giron, et on se sentait comme des dieux parmi des ignorants. C’est pendant cette période que j’ai pu voir qu’aucune violence ne me faisait reculer. J’ai beaucoup aimé exaucer son vœu de politicien. Les suppléments ont été très gratifiants. Lorsqu‘il s‘est marié là-bas, j‘ai pu le quitter sous ma forme VOODOO, sereinement, en 1944.




« Ce qui commence dans le mal s’affermit par le mal. »
Macbeth

Je n’ai pas attendu longtemps avant de reprendre vie. Je me souviens que lorsque j’ai quitté mon premier maître, j’étais dans un bateau en direction du Japon. J’ai amarré ici, et quelques heures plus tard je fus remis à mon nouveau maître. Ou devrais-je plutôt dire, ma nouvelle maîtresse. Elle était magnifique…une femme comme j’en ai rarement vue. J’ai été subjugué une fois quand j’eus la perception, mais en premier ce n’était pas ça qui m’avait touché. Non, c’était la noirceur de son cœur…dans ses retranchements les plus profonds, elle mélangeait à elle seule la définition exacte de haine et de tristesse. Elle passait de l’un à l’autre dans une silencieuse alchimie. Elle  caressait longuement mon petit corps de tissus, d’abord de ses mains puis de ses larmes. Elle m’a tellement nourrie de haine que j’en garde encore dans mon cœur. J’avais déjà mes propres démons, fruit de mon passé de colonisateur. Mais avec elle, ce qui était au stade de simple penchant est devenu de la perversité. Le goût du sang. C’est ce qu’elle m’a gorgé pendant des mois et des mois. Elle avait d’un bras vengeur. Je le lui ai offert avec un sourire, et la fleur au fusil.




« Aux maux désespérés, il faut des maux désespérés »
Hamlet

Une fois sous ma forme DOLL, je savais précisément ce que je devais faire. Pas besoin de mots pour cela. Pas la peine de perdre en longues confessions, nous avions mieux à faire elle et moi. Tuer son mari. Affaire difficile. Malgré le fait qu’ils vivaient ensemble, prévoir cet homicide a été une affaire de patience. Beau-parleur, populaire dans son milieu, aimé de tous, le mari de ma maîtresse fut difficile à tuer. La première raison est qu’il recevait beaucoup. Rares étaient les soirs où ils étaient juste tous les deux. Et pendant que ma maîtresse servait leurs hôtes, lui montait à l’étage avec l’une des invitées pour quelque « entretien ». Personne n’était dupe dans la maison. Mais depuis plusieurs années, trop d’années, elle endurait cela. De métabolisme faible, jamais elle n’aurait pu toute seule se rendre justice. Je m’étais bien illustré pendant les conquêtes japonaises, mais là ma carrière avait une tout autre ampleur. Un vrai tableau shakespearien j’ai été. Magnifique dans le meurtre. Mais mon moment de gloire fut court : aussitôt qu’il expira sous mes doigts, je repris ma forme VOODOO. Ma maîtresse fut vengée comme il se doit, sans se salir les mains. J’ai appris que la presse en avait fait une héroïne, une victime innocente dont tout le monde a pitié. Son mari fut détesté à titre posthume. Et moi, son amant, je ne fus même pas blâmé pour mon geste. J’aime préciser que je n’y suis pas allé de main morte.
Spoiler:
 
 




« La volonté d’une femme court toujours en avant de ses actes. »
Comme il vous plaira

Et parce que servir d’entremetteur funeste une fois n’était pas suffisant, je repris du service en 1972. Même schéma. C’était juste le cadre qui avait changé : du couple du notable, je passais à un couple de commerciaux. L’un était PDG, l’autre lobbyiste. Et moi j’étais courtier, et le frère de madame. Un ami du couple donc. J’avais prévu mille choses, j’avais l’expérience et j’étais beaucoup plus libre que dans mes précédentes vies. J’avais une meilleure emprise sur ma maîtresse. Frère et sœur unis par le milieu et le manque d’affection parentale, je me retrouvais une nouvelle fois au cœur de ses pensées. J’aurai pu exaucer admirablement son vœu comme avec la précédente, elles étaient du même acabit ! Or je n’ai rien fais de ce qu’elle attendait de moi…pire, je lui ai creusé sa tombe. Elle s’y est juste jetée dedans. Elle n’avait qu’un pas à faire.




« C’est un amour bien pauvre, celui que l’on peut calculer. »
Antoine et Cléopâtre

Encore une autre citation bien vraie. Absolument rien ne s’est passé comme je l’ai prévu…je ne peux m’en prendre qu’à moi, car je suis le détracteur de mes propres plans. Le mari de ma nouvelle maîtresse, à l’inverse de l’ancienne, était un bel homme…un homme qui ne me laissait pas indifférent. J’ai pourtant résisté. J’avais une mission à accomplir, j’avais parfaitement conscience que c’était un suicide d’avance. Lui aussi donnait souvent des fêtes où j’y étais invité. Seulement, il avait réussi à me faire boire démesurément…je ne sais plus comment on s’est retrouvé que tous les deux, mais les derniers verres bus ensemble ont été fatals. J’ai couché avec le mari de ma maîtresse, dans le lit de ma maîtresse. Et tout le monde nous a vu…le lendemain, dans les bureaux, ils ne m’ont pas ratés. Moqueries, rires, feuilles qui volent, bureau saccagé, j’ai vécu la première humiliation de ma vie…humiliation qui s’est finie dans les toilettes et un licenciement. Ils m’ont fait payés ce moment de folie de la plus horribles des façons. Le seul espoir qui me restait : ma maîtresse. Il fallait que je la retrouve, que je m’explique…mais j’eus le temps de ne rien faire. A peine suis-je entré qu’elle avait poussé cette chaise, chaise qui l’avait préservé de l’étau de cette corde…pendue, quelques soubresauts, raide, je me suis effondré par terre en VOODOO, les yeux encore humides. Tout était de ma faute…trahir sa maîtresse, mais quelle horreur…




« Gémir sur un malheur passé, c’est le plus sûr moyen d’en attirer un autre. »
Othello

Le silence. C’est ce que je voulais entendre éternellement. Ne plus jamais revoir ce monde qui m’a grillé les ailes. Je voulais qu’on m’oublie dans une boîte jusqu’à que les puces me mangent. Si à l’extérieur j’étais enfermé dans mon mutisme de VOODOO, à l’intérieur je fondais dans le désespoir. Cette soirée de 1974 repassait sans cesse dans mes fibres, et je pleurais sur mon impuissance. J’étais d’un puérile…heureusement qu’on ne m’a pas écouté, où je serai encore à pleurer sur mon sort. Se morfondre sur soi n’a rien de productif. Au lieu de pleurnicher, il fallait que je me batte, que je reconquiers mon nom, ne serait-ce pour pouvoir me regarder en face chaque jour. Je suis resté trop longtemps dans cet état-là. Il fallait faire bouger les choses. Et un jour, sans m’en rendre compte, je me suis retrouvé dans les mains de cet homme. Grâce à lui, grâce à son cœur, j’ai progressivement retrouvé ma vitalité. Finie la rigidité paralysante de VOODOO. J’ai enfin recouvré ma vigueur de DOLL, et je compte bien m’en servir pour me faire honneur qu’importe les attentes. Je ne peux plus m’admettre la passivité ; l’inactivité c’est l‘anathème, l’anathème c’est la honte, et la honte c’est la dépression.




« Il vaut mieux encore se servir d‘une arme brisée que de rester les mains nues. »
Othello

Pour pouvoir rester près de mon maître, on m’a fait intégré l’université pas très loin de chez lui. Mon autre maison se trouve en périphérie, dans les quartiers résidentielles. Quelle drôle de famille on m’a assigné…dès le début quelque chose clochait. Je suis donc un jeune étudiant en économie qui vit chez ses grands-parents, où on vit tous les trois dans l’arche de Noé. Dès le début, je me suis douté de quelque chose : pourquoi est-ce que je ne vis pas chez mes parents ? Pourquoi est-ce que ma grand-mère me parle très doucement (pour ne pas dire niaisement) ? Pourquoi ma chambre est au rez-de-chaussée alors qu’il y a trois étages ? Et pourquoi, bon sang, cette baraque a besoin de cent cinquante-six animaux (c‘est vraiment le nombre exact…) ?? C’était trop étrange pour être normal. Et puis j’ai compris. Ça m’a pris en fin de soirée. Je suis malade. Mais pas d’une maladie orpheline, ou d’une autre abomination de ce genre. Non, c’est une maladie d’un autre genre, pas aussi grave moralement parlant, mais très handicapante dans mon cas. C’est la dépression. Oui, cette maladie où on ne prend jamais les gens au sérieux et qu’on balance à tout va pour se trouver une excuse. Cette maladie où, sans aucune raison, ton moral descend dans les abysses et te plonge dans des tourments insupportables. La dépression. La passivité à l’état pure. Je rajouterai à l’état de destruction. La dépression, tout ce que je n’avais pas besoin d’avoir pour reconquérir mon titre…la bataille sera plus dure que ce que je pensais, mais il est hors de question de me laisser aller. Je ne peux plus cautionner l’échec. 1974 est mon traumatisme personnel, mon 11 septembre, et il faut que je l’efface de la mémoire collective.


Ce pourquoi je me maintiens en vie et que je te suis coûte que coûte. Tu as été surpris de me voir pour la première fois. Moi pas. La première fois que je t’ai vu, tu représentais à merveille mon mal-être.



Chocolat

Âge ♦ 19 ans.
comment avez-vous trouvé le forum ♦ Sur un top site, celui qui est tout à droite sur les boutons de vote du forum.
Présence sur le forum ♦ 3/7. Merci les cours !
Petit mot de la fin ♦ Code vu par Ryu ! Voilà, c'est moi Chocolat ou la blonde de la zone des invités /pan. Finalement je me suis inscrite, je n'ai pas pu attendre, le forum me disait trop de venir *-* Autant développer puisque c'est la bonne partie : déjà je love les VIXX et leur comeback trop réussi, alors un forum dessus...surtout qu'il est très bien exploité. J'aime, j'adore, je kiffe, je love et le design n'a rien arrangé les choses *w* Je suis donc venue, et avec une fiche à moitié faite, ce qui n'est pas dans mes habitudes, pour dire quel a été mon coup de cœur ♥
codage par Artemis/Seren/Wegniale/Swilver pour Epicode
[/i]


Dernière édition par Nakashima Hideki le Lun 10 Mar - 22:01, édité 11 fois
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MessageSujet: Re: Hideki ▬ « Si vous avez des larmes, préparez-vous à les verser. », Shakespeare    Jeu 6 Mar - 3:53

Chocolaaaaaaaaaaaaaaat, te voilà enfin !!!! ♥♥

Je suis content de te voir déjà là et en plus tu prends N !!! Il nous faudra un lien de la mort qui tue, je te préviens xD

Merci pour les compliments qui font chaud au cœur, j'ai découvert les VIXX il n'y a pas très longtemps, un véritable coup de cœur. Figure-toi que j'ai pas aimé Voodoo Doll au début... C'est à force d'écouter l'album que je l'ai réellement apprécié. Et lorsque j'ai lu la traduction des paroles en regardant le MV (la vidéo sur la page d'accueil), l'idée du forum m'est venue héhé.

En tout cas, bienvenue et bon courage pour ta fiche. Si tu as d'autres questions, ma boîte à mp est là ♥♥

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I’m afraid to open my eyes right  now
« (It’s cold) It’s just your mood. (It’s strange) I don’t care about that. I’ll accept every little thing of you. I wouldn’t want to see me without you even in a dream. If only you are next to me, I don’t care if it’s a nightmare. »  •• Eternity VIXX


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MessageSujet: Re: Hideki ▬ « Si vous avez des larmes, préparez-vous à les verser. », Shakespeare    Jeu 6 Mar - 12:25

Un lien qui tue, je suis de suite preneuse ♥_♥ N et HongBin, ça va tout déchirer.

Merci beaucoup, c'est que je suis super contente d'être là. Aaah mais leur album, il est juste perfect *-* C'est vrai que les paroles sont belles. Après perso j'ai de suite accrochée à la première écoute, c'était une pure tuerie comme leurs précédents titres. Je suis hyper fan de ce groupe, au début j'accrochais moyen, je les trouvais assez banals, mais à partir de On and On.. *O*

Bref, merci pour l'accueil et je promets de ne pas refaire mon boulet pour les questions ♥
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MessageSujet: Re: Hideki ▬ « Si vous avez des larmes, préparez-vous à les verser. », Shakespeare    Jeu 6 Mar - 16:57


Bienvenue et bonne chance pour ta fiche !
Rolala, qu'il est beau lui .. Ö
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MessageSujet: Re: Hideki ▬ « Si vous avez des larmes, préparez-vous à les verser. », Shakespeare    Jeu 6 Mar - 18:53

Pareil, je suis moins fan des premières musiques, par contre, dès qu'ils ont cherché à trouver un style différent, avec On and On, ça leur allait tout de suite bien mieux Smile

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« (It’s cold) It’s just your mood. (It’s strange) I don’t care about that. I’ll accept every little thing of you. I wouldn’t want to see me without you even in a dream. If only you are next to me, I don’t care if it’s a nightmare. »  •• Eternity VIXX


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MessageSujet: Re: Hideki ▬ « Si vous avez des larmes, préparez-vous à les verser. », Shakespeare    Lun 10 Mar - 22:03

...allez-y, bénissez-moi du pouvoir de la validation  cheers 
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MessageSujet: Re: Hideki ▬ « Si vous avez des larmes, préparez-vous à les verser. », Shakespeare    Lun 10 Mar - 23:22

Tu es validé !!!

J'ai bien aimé lire tout ça, c'est bien écrit et ça se comprend bien. Le personnage est tout à fait intéressant, je viendrai t'embêter pour un lien héhé.

Amuse-toi bien sur Voodoo Doll !! A toi de jouer à présent Wink

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MessageSujet: Re: Hideki ▬ « Si vous avez des larmes, préparez-vous à les verser. », Shakespeare    Lun 10 Mar - 23:38

C'est parfait ♥

Je retiens pour le lien, il m'inspire, il m’inspire ~
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MessageSujet: Re: Hideki ▬ « Si vous avez des larmes, préparez-vous à les verser. », Shakespeare    Mar 11 Mar - 20:15

(Je suis fan des VIXX depuis leurs débuts mais osef XD) Félicitations !
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MessageSujet: Re: Hideki ▬ « Si vous avez des larmes, préparez-vous à les verser. », Shakespeare    

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Hideki ▬ « Si vous avez des larmes, préparez-vous à les verser. », Shakespeare

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