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 Tadase Ryūsuke ▬ Master ▬ Ft. Ruki ♫

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MessageSujet: Tadase Ryūsuke ▬ Master ▬ Ft. Ruki ♫   Dim 2 Mar - 21:38


TADASE RYUSUKE

« Ma souffrance est ma vengeance contre moi-même. »
IDENTITÉ

Âge ♦ 27 ans.
Nationalité ♦ Japonaise.
Date de naissance ♦ 24 Janvier.
Métier ♦ Musicien - Compositeur.

Groupe ♦ Maître.
Statut ♦ Célibataire.
Préférences ♦ Aucune.
Personnalité sur l'avatar ♦ Matsumoto Takanori.

ANECDOTES

Je ne mesure qu'un mètre soixante-deux.

Je suis claustrophobe et coulrophobe. Ce qui veut dire ? Je ne peux supporter les lieux étroits ou même des vêtements serrés. J'ai besoin d'aire. Et il n'est pas improbable que je fasse une crise et m'évanouis face à un clown. Mise à part ça, je suis bel et bien un homme.

Je ne suis pas quelqu'un de soumis. C'est juste que mon fort caractère ne m'accompagne qu'au travail. Et non, mon changement de comportement, ce n'est jamais de ma faute.


PSYCHOLOGIE


Lunatique • Fumeur • Responsable • Impatient
Mature • Orgueilleux • Pointilleux • Sarcastique.


La Doll : Ce n'est pas une Doll, c'est une muse. Sa muse. Qu'elle fasse ce que bon lui semble de lui, tant qu'elle reste à ses côtés, tant qu'elle ne le quitte pas. Qui est le maitre, qui est la doll. Parfois, on se le demanderait. Elle se nourrit de tant de sentiments qu'il finira bien un jour à ne plus en avoir. Elle l'aspire petit à petit et lui, ne voit qu'elle. Elle est la seule en qui il a confiance, la seule .. chose qui compte à ses yeux. S'il n'en serait pas tomber amoureux ? Devrait-il déjà connaître l'amour pour le dire. Il l'aime, il la haït.

L'un est un homme calme, l'autre est un homme fou. C'est bel et bien le même corps qui les abrite, mais ce sont deux pensées qui le submergent. Je ne parle pas de schizophrénie ou d'une quelconque maladie, je ne parle que d'un homme qui à vu le jour dans le même monde dans lequel on vie. Mais contrairement à lui, nous avons le droit de nous forcer à ignorer des choses que d'autres subissent. Il n'a seulement eu aucune chance, comme énormément de personnes qui le cachent.

Si tu te nourris des sentiments d'humains, finiras-tu par en avoir ?


A première vue, c'est un homme comme un autre. Déterminé, ambitieux, qui ne vie que pour son travail. Pointilleux, méticuleux, il ne se contente pas de feindre la perfection. L'homme inaccessible il est, il ne ce mélange pas aux autres, peur de s'égarer, de subir une fois de plus. Solitaire ? En dehors sans doute, un peu. Mais il faut lui laisser le temps, le temps de se reconstruire, de réapprendre à vivre. Bien qu'il pourrait paraitre, mature, confiant, sur de lui, il ne reste pas moins un enfant perdu et apeuré. L'habille de fait pas le moine dirions-nous, et pourtant, malgré la barre de la trentaine qui l'approche, ce n'est qu'un gars d'un mètre soixante. Adulte, responsable, il ne reste pas moins impatient et très désireux. Ce qu'il veut, il doit l'avoir. Homme orgueilleux au mauvais caractère, il a appris à dire ce qu'il pense sans craindre les conséquences. Il est franc et directe, mais quoi qu'il se passe, ce n'est jamais de sa faute, plus maintenant, ce qui pourrait faire ressortir en lui une certaine immaturité. Ils riaient et en profitaient alors que d'autre regardaient et partaient. Pas un seul ne l'ignorait, mais pas un seul ne l'aidait. Il n'a jamais cherché à se venger, quand bien même la haine était toujours là. Moqueur et sarcastique, il n'aide que quand il peut y trouver son compte où simplement parce qu'il en a l'humeur. Chacun ses emmerdes écoutez ..

Calme et impulsif. Doux et violent. Nous avons des milliers de Docteur Jekyll et de M. Hyde en nous, alors pourquoi devoir vous décrire le caractère si lunatique d'un homme en pleine reconstruction ? Il a les allures d'un verseau mais reste un tigre sous le signe du feu. Chaleureux, ardent, il a apprit à sourire et a exprimer ses sentiments ainsi qu'à les cacher. Il agira différemment, car tout dépend de tout. Le cerner et à la fois si facile et si complexe.

Coquin de Gourmandise. Coquet d'Envie et de Pochardise. Caresse de Luxure. Frappant de Folie. Choquant de Colère. Vivre de Stratégies et de Patience.
A quand le temps de la poisse et des nouvelles crasses ?

Homme blessé, enfant meurtri. Il n'en reste pas moins un être normal, à la santé qui balance du fragile au roc, à une ouverture d'esprit sans limites, aux goûts divers et variés. Il n'a pas eu le droit au grand chocolat en guise de gâteau d'anniversaire, aux petits bonbons en récompense des bonnes notes, et il faut l'avouer, ce n'est pas un grand cuisinier. Les sucreries l'ont toujours intriguées mais étrangement, il ne s'est jamais permis dans acheter, enfin bon .. Il aime le calme et le bruit, la ville et la nature, le traditionnel et la modernité. Il aime tout ce qu'il haït, car pour lui, rien n'est parfait, rien n'est beau et moche. Excepté trois choses. Le monde reste moche malgré ce qui fait de lui, un lieu confortable cachant mille et une merveilles et lui, nain d'un mètre soixante immonde comme tout le reste, le contraire parfait de celui qu'il aimait, la plus belle chose à ses yeux, la plus belle chose dans son monde.



BIOGRAPHIE


« Suicidons-nous, Ryū. »
Ce fut la plus belle demande que l'on ne m'a jamais faite.


Je me souviens encore de la douleur lorsque l'on m'a arraché du ventre de ma maman. Je compris alors que la vie en dehors de cette douce poche étroite ressemblerais de près à l'enfer que je ne connaîtrais que plus tard. C'est ainsi, dans une chambre froide, vide de toute couleur, que j'ouvris les yeux sur le monde meurtri, où l'homme se croit roi. Je savais pertinemment que je ne pouvais pas faire marche arrière et échapper à la règle, alors à cette pensée, je me mis à pleurer. Ce fut mes premières larmes en ce bas-monde.

La voix rauque du plus âgé brisa le silence et raya la douceur de l'instant. Ses paroles lui caressèrent l'oreille avant qu'il ne put mettre un sens sur ces trois mots. Il hocha vaguement de la tête alors que ses bras se retrouvèrent vides. Il tenta de poser son regard quelque part sur la ville mais rien ne l'atteignait.

Une fois de plus, je suis ressorti seul de cette chambre blanche, main dans la main d'un homme que j'appris à nommer père. Je ne savais pas quand ma maman sortira d'ici elle aussi. Depuis ma venue, je l'ai toujours vu coucher entre ses draps immaculés. Pourquoi les autres mamans pouvaient marcher mais pas la mienne ? Je su bien trop tard, que maman avait quelque chose dans le corps, qui l'obligeait à être reliée par toutes ses machines effrayantes via des tubes qui me rassuraient que trop peu. Et un jour, papa m'a dit que je ne viendrai plus avec lui et quelques semaines plus tard, lui aussi a arrêté de lui rendre visite. Maman n'était plus là et ça, c'était de ma faute.

« Putain, fais chier ! »
Il se mit face à lui et sortit une cigarette qu'il coinça entre ses deux lèvres, mais le briquet ne contenait plus de feu. Il le jeta dans une injure avant de se tourner légèrement pour voir derrière lui. Il pivota une seconde fois dans le sens contraire pour attraper le briquet qui s'y trouvait, mais dans un faux mouvement, il fit tomber le paquet qui se vida sur la ville au côté du dernier briquet. Vidé comme tout ici. Tandis qu'une larme coula le long de sa joue.

Mon papa me demandait sans cesse pourquoi je n'allais pas avec les autres enfants. Ils étaient trop bruyants et agités. Mais je me contentais de hausser simplement les épaules, les yeux rivés sur mon assiette à moitié vide. Je préférais jouer à des jeux dont moi seul comprenais les règles, que de m'approcher à des personnes qui me rejetaient. Rejeté. Je l'ai toujours été, et c'est bête mais je n'ai jamais su pourquoi. L'école primaire était pour moi, un avant-goût de ce que je subirais dans une plus grande école. Mais je ne pensais pas vraiment à cela, il me restait deux années encore. Deux années qui furent sans doute, l'élément déclencheur de mon histoire.

« Hey, mais ce n'est pas grave Ryū. »
Il lui prit le visage entre ses mains, attirant son regard. Il avait une voix qui se savait rassurante auprès de son destinataire. Et lui, il était le seul à avoir le droit de percevoir la douceur dans le timbre de sa voix. Il était le seul. Pour une dernière fois. Il essuya cette larme qui perlait la joue de son amant avant de lâcher son visage. Il jeta dans un mouvement rapide la cigarette qu'il tenait entre son bec tout en sifflant son énervement. Il ne l'avait pas vu comme cela depuis longtemps.

Petit, je savais que les monstres ne se cachaient pas sous mon lit ou dans l'angle sombre de ma porte, et encore moins dans mon armoire. J'étais persuadé qu'ils se trouvaient dehors. Mais plus je grandissais, plus ma couette était devenue une armure vulnérable. J'avais donc pris l'habitude d'aller me blottir contre le dos de mon papa. Il ne dormait que sous en simple tissu, mais quand il me sentait me faufiler sous le drap, il rabattait la couette et se tournait face à moi, pour me prendre contre lui. Sa chaleur me rassurait et je m'amusais à glisser mon dois le long de son torse, il était musclé. Oui, il était fort mon papa. Mais son parfum était toujours différent, chaque soir il changeait. Papa, est-ce que l'une de ses femmes deviendra ma maman ? A cette question, il m'avait répondu non, sans réfléchir. C'était si évident.

« Arrête de pleurer. »
Il s'assit en tailleur face à lui et tourna son regard vers la ville, alors que lui, il baissa tout simplement les yeux vers la rue. C'est haut d'où ils sont perchés. Mais comme ça, ils ne ressentiront rien, hein ? Il releva les yeux vers son ainé. Il ne baisse jamais les yeux, il a toujours su garder la tête haute. Excepté une fois. Car ce jour-là, il pleuvait et le ciel était bien trop moche et pollué pour le regarder.

Un peu plus chaque nuit, je parcourais sans retenue le torse de mon papa. Alors que lui, se mettait à doucement me caresser les cheveux, j'aimais cette sensation, car je grandissais dans ses bras. Parfois je le sentais frissonner et cela me faisait sourire. Je me cambrais un peu lorsqu'il commençait à me caresser le bas du dos. Mais plus je grandis plus je compris que je devais quitter ses bras, que je devenais assez grand pour dormir seul et que si on l'apprenait, les autres ne trouveraient pas cela normal. Et pourtant, c'était les seules attentions qu'il me donnait. Je ne savais pas ce qu'il y avait de mal, je ne comprenais pas. Chaque nuit je continuais à redessiner ses formes de mes doigts. Lui, il continuait ses caresses, parfois, il descendait par-dessus mon boxer pour caresser le dos de ma cuisse, cuisse que je passais sur ses jambes. Je commençais à comprendre ce que les autres pouvaient voir comme anormal dans notre relation. Mais pour moi, je n'y voyais comme de simples caresses. Caresses qui se faisaient de plus en plus appuyés et insistantes. Papa, arrête de voir toutes ses femmes s'il te plait. Je n'aurai imaginé que cette phrase serait la clef de mon innocence.

« Tu crois que si l'on saute nous serons là-haut ? »
Il suivi son regard pour poser à son tour ses yeux fatigués sur le ciel. Le ciel était vide. Vide comme leurs yeux, comme leurs cœurs. Il rebaissa machinalement la tête vers les immeubles qui ne pouvaient pas stopper son regard qui s'enfonçait plus loin encore avant de s'écraser sur des pensées obscures.

Ses mots rassurant frôlaient mon oreille tandis que ses mains parcouraient mon corps lentement, laissant derrières elles, de longs frissons qui me fit mordre ma lèvre inférieure. Quelque chose n'allait pas. C'était si étrange, si intime. Ne t'inquiète pas, tout ira bien. Alors pourquoi j'ai peur papa ? J'ai mal, ça me fait mal. Je ne pouvais rien faire, je ne pouvais pas le repousser, pas mon papa. La bouche ouverte, aucun son ne sortis alors que quelque chose me déchirait de l'intérieur. Même si j'avais les yeux humides, je pouvais apercevoir un sourire sur ses lèvres. Le premier sourire qu'il m'adressa. Un sourire que je ne connaissais pas. Je compris enfin ce qui clochait dans notre relation. C'était ça. Cette barrière de l'âge. Cette barrière de père et fils.

« C'était un connard. Tout comme le mien »
C'est vrai que lui aussi haïssait son père. D'eux deux c'était lui qui avait dû connaitre le pire. Lui aussi avait vécu un enfer. Bien plus affreux que celui de son cadet. Il put entendre une injure se glisser entre ses lèvres avant qu'il ne pose ses yeux de nouveau sur le blond. Pourquoi le monde est si moche ? Parce que sans cela, jamais ils ne se seraient rencontrés.

Pourquoi ne vas-tu pas à la rencontre de tes camarades ? Parce qu'ils sont trop naïfs et insouciants. Et pourquoi j'irais vers des personnes qui me repoussent ? Je ne sais même plus comment tout cela a débuté. Tout ce que je me souviens c'est que je suis devenue le souffre douleur d'un groupe de gosses, puis de la classe, avant de devenir celui de l'école entière. J'étais si frêle, si craintif, me briser était si facile. Au début, ce n'était que de petites choses qui étaient censées amuser les autres et me blesser aussi, enfin je crois. Mais blessé, je l'étais déjà. Même s'il ne voulait pas me faire du mal, même si lui voulait me faire ressentir le bien qu'il ressentait, moi je n'aimais pas vraiment ça, je n'aimais pas du tout. Mais il souriait alors je le laissais faire. De toute évidence il était bien trop puissant pour que je le repousse ou m'échappe. Alors ce qu'ils pouvaient bien me dire ne m'atteignait même pas un peu. Parce que j'avais toujours aussi mal. Et je savais que ce soir, j'aurais bien plus mal encore.

« Ce n'était pas ta faute Ryū. »
Bien sûr que si cela l'était. Même s'il tentait de se persuader du contraire c'était à cause de lui que tout avait commencé, il ne pouvait s'en prendre qu'à lui-même. Comme quoi, dans ce monde, il ne suffisait pas d'être surdoué à l'école pour que la vie vous sourie. Cette phrase, il le lui avait sorti avec ce sourire nonchalant. C'était la première fois, la première phrase qu'il lui adressa après avoir jurer comme il savait si bien faire.

Mais les petites choses se transformèrent en paroles plus dures et tranchantes, en actes plus brutaux et violents. Ils me détruisaient à petit feu. Nuit et jour. Et moi, j'attendais que ça passe, je comptais les secondes, les minutes et les heures, priant pour que tout cela finisse le plus tôt possible. Mais une fois terminé, ça recommençait. Encore et encore. J'en perdais la tête. Je me mettais à me débattre. Mais plus je me débattais, plus ils continuaient. J'aurais dû rester calme, j'aurais dû laisser faire, mais tout devenait insupportable. J'en perdais la tête. Et eux, ça leurs faisaient rire. tic tac tic tac. Que tout cela cesse !

« Hey calme-toi. Calme-toi ! »
Il se prit la tête entre les mains, se balançant le haut du corps tandis que le plus âgé le força à lâcher son visage. Il réussi à prendre ce dernier entre ses propres mains, ancrant son regard dans le siens.
« Ils n'avaient pas le droit Ryūsuke, tu m'entends ? Ils n'avaient pas le droit ! »

J'avais pris cette manie de me recroqueviller dans un coin sombre dans ma chambre, bouchant fermement mes oreilles de mes mains tout en agrippant mes cheveux. Je me balançais d'avant en arrière, les yeux écarquillés en les suppliant de se taire. Toutes ses voix dans ma tête. Toutes ses injures. Je n'en pouvais plus. Je ne voulais plus les entendre. Je ne voulais pas, et elles, elles ne cessaient de me dire et de me parler. De me forcer et de me pousser à faire ce qu'elles voulaient. Elles ne voulaient jamais se taire. Alors je finissais par m'endormir de fatigue jusqu'à ce que je perçoive les bruits de ses pas.

« Ils n'avaient pas le droit de nous faire ça ! »
Les larmes ne cessaient de couler sur son visage pâle, ses yeux rouges posés sur le visage de son amant. Ce dernier le prit contre lui, il lui agrippa les cheveux d'une de ses mains et se mit à le bercer contre son torse. Ils n'avaient pas le droit. C'est ce qui lui répétait sans cesse. Ils n'en avaient pas le droit, mais le droit, ils se l'étaient appropriés et cela, ni rien ni personne ne pouvait les empêcher.

Les années de collège passèrent, et je redoutais mon entrée au lycée. D'un côté, je croyais avoir déjà connu le pire, mais j'étais loin de m'imaginer ce qui m'attendrait là-bas. Vous savez, je me demande bien comment j'ai fait pour garder des notes stables, voir même élevées. Je crois que c'est en échange de ce que j'ai du subir. On m'a donné le cerveau d'un surdoué à lunette. Trop cool. J'aurais préféré être con comme un manche à balais que devoir supporter tout cela. J'ai connu la fraicheur des toilettes sur ma peau dénudée. Les yaourts et les pattes italiennes jetés aux visages. Les coups dans l'estomac et dans les côtes. Les mains baladeuses sur mon torse et mon entre-jambe. L'humiliation de s'uriner dessus. Oui, je me suis déjà, vulgairement parlant, pisser dessus.

« Tu verras, tout ira mieux, quand on sera mort. »
Tu verras .. La tête posée sur ses cuisses, il caressa les cheveux de son cadet. C'était un geste réconfortant qui les apaisaient tous les deux. Il garda les yeux légèrement ouvert pour trouver un point où se focaliser. Il ne voulait tout simplement pas croiser le regard du plus âgé. Pourquoi ? Qui sait. Il avait sans doute peur de ce qu'il pourrait bien y trouver où ne pas trouver justement .. Car il était tout simplement vide. Vide, comme le ciel, comme leur cœur.

Ce jour, je ne l'oublierai jamais, même lorsque mon corps sera réduit en un tas de cendres et de poussières. Parce que ce jour-là, fut le jour de ma plus belle rencontre. De celui qui allait m'accompagner dans mon cauchemar. Oui. C'était le jour où j'étais assis, contre le mur extérieur de la salle de sport - salle que je ne fréquentais jamais. Les genoux repliés contre mon torse, je regardais vaguement les marques rouges sur mes avants-bras. Rien autour de moi m'atteignait, j'étais dans cette bulle que je m'étais forgé depuis tout petit. J'y étais bien, j'y étais seul. Pourtant, elle semblait déplaire à certaines personnes qui s'amusaient à me la fissurer, et ce jour-là, l'arme du crime devait être un seau remplie d'eau sur la tête. Flash ! Lorsque j'ai sentie quelques goûtes d'eau sur le bout des doigts, j'ai relevé la tête instinctivement. Là, devant moi, se trouvait quatre élèves que j'avais pu, malgré-moi, prendre le temps de bien connaitre ainsi que tout leurs petits jeux qui me concernaient, ainsi qu'un jeune homme de dos, trempé jusqu'à la moelle. Jamais je n'oublierais cette image. Il agrippait fermement les poignets d'un des garçons qui tenait dans ses mains, un seau retourné qui se retrouva rapidement à terre. Le temps semblait s'être arrêté jusqu'à ce qu'il lâcha l'homme. Ce fut la première fois, que quelqu'un s'interposa entre eux et moi. Ce fut la première fois que quelqu'un prit une crasse à ma place. Ce fut la première fois que je le voyais.

« T'as pas une clope ? »
Face à la ville, face au vide, un faux mouvement et l'un d'entre eux tomberait facilement. Les jambes du plus âgé se balancèrent dans le vide tandis que celles de son cadet y étaient pendus sans aucun mouvement. Il se demandait comment faisait-il pour avoir envie de parler dans un moment pareil, alors que la mort leur pendait au nez. C'était sans doute un moyen pour lui d'évacuer ce qu'il avait en lui. Oui .. c'est sans doute cela. Il l'entendit soupirer et reposer sa question, mais il ne lui répondit pas, pourtant il écoutait chacun de ses mots avec attention, mais aucun ne semblaient vouloir atteindre son cerveau. Il l'écoutait, sans plus. L'ainé lui prit une fois de plus le visage en main pour venir presser ses lèvres contre les siennes. Leur dernier baiser ? Non, juste l'un des rares baisers qu'ils s'accordaient. Il les retira et déposa un baiser sur sa joue, puis un second à son cou ce qui fit frissonner le receveur.

Il y avait quelque chose chez lui qui m'intriguait, quelque chose qui m'attirait. Était-ce le faite qu'il fut le seul à s'être interposé entre moi et les autres ? Une partie sans doute, mais il n'y avait pas que cela. Sa présence était imposante, froide mais rassurante, mais il y avait ce détail que moi-seul pouvais voir. Un détail que seul les gens comme moi pouvait apercevoir. C'était son regard. Il était vide, aussi vide que le miens. Malgré ses sourires, son regard qui se voulait rieur. Il n'y avait rien.

« Dis-moi Ryū .. »
Ce murmure soufflé au creux de son cou le fit frissonner. Pour une fois, les phrases qu'ils laissaient en suspense ne le fit pas angoisser. Non, elle ne lui fit aucun effet si ce n'était le faire relever le regard. Ils se regardaient ainsi dans un court silence. De regard à regard. De vide à vide. Ils n'étaient plus riens, ils n'étaient déjà plus riens. Que l'ombre d'eux-mêmes. Que deux coquilles vides qui se faisaient face. Il n'y avait ni peur, ni angoisse, ni calme, ni bruit, ni sentiments. Pas d'amour. Rien, même pas un peu d'amour. Leurs gestes étaient machinaux, instinctives. Il n'y avait rien pour les accompagner.

Depuis, les jours passèrent, la routines continuèrent. Mais une présence s'imposait dans mon quotidien. C'était la sienne. Même s'il savait ce qu'il subirait pour être à mes côtés, il est venu. Il m'a adressé plus d'un sourire, de tape amicale à l'épaule, il a réussi à me faire arracher des phrases entières de la bouche. Il était fier de lui. Toutes ses crasses, ont les a prises à deux, j'ai commencé à m'ouvrir à lui, je lui ai ouvert la porte de mon petit monde et il est entré, sans le salir. Nous étions deux a présent, que tous les deux. Je lui ai souri, je me suis imposé. J'ai cessé d'être silencieux, je me suis exprimé plus librement, sans craindre ce que l'on pourrait me dire, parce que ça ne changerait rien. J'ai pris du poids, grâce à lui, j'avais meilleure mine, meilleure forme. Il m'a changé, du tout au tout. En fait .. Je crois que c'est moi qui suis rentré dans sa bulle. A ses côtés, j'ai connu les premières couleurs, les premières heures de colles, les premières cigarettes, alcool, drogues et autres merdes, les premiers piercings, les premiers plaisirs. Oui. Et ce fut le début, ou la fin.

« Tu m'aimes, hein ? Tu m'aimes .. »
Aimer .. Qu'est-ce l'amour ? Est-ce qu'il l'aimait ? Est-ce qu'ils s'aimaient ? Ils se regardèrent longuement. Pour la première fois, c'était l'ainé qui recherchait un peu de réconfort. Mais le trouverait-il dans cette enveloppe vide ? Qui sait. Eux sans doute, car la réponse, ne fut pas dite à l'oral.

Il arrivait que je fasse des crises. Des crises de folie. Plus violente et incontrôlable qu'avant, il était le seul à me contenir, à me calmer. Un don qu'il avait hérité certainement. Les cauchemars étaient devenues de simples mauvais rêves, et de mauvais rêves aux durs moments. Au lycée, on nous laissait, nous étions devenues le duo. Oui, juste, le duo. Le toit était devenu le notre, c'était désormais un endroit calme qui nous était consacré, parfois troublés par des êtres gênants, mais pas plus, c'était tout. Je pouvais dormir à côté de lui, la tête sur son épaule sans peur, tandis que lui regardait la ville. C'était nos moments à nous. Puis un jour, nos conversations se sont tournés vers des sujets intimes, sensibles. Il a ri. Même s'il n'y avait rien de drôle, lui il a ri. Et c'est à partir de ce jour-là, qu'il a voulue m'habituer à des contactes plus familier, proche, très proches. C'était angoissant mais doux, parfois taquin mais toujours tendre. Nos lèvres se sont frôlées, nos mains caressées, nos corps touchés. J'étais un homme, lui aussi. C'était troublant mais pas aussi gênant, alors je me laissais faire, je le laissais guider. Mais quoi qu'il se passe, les gens finissent toujours par être au courant de tout. Ça c'est su, ça c'est répandu et nous fûmes projeté droit dans un cauchemar. Pire que j'aurais pu imaginer. Je ne savais pas à quel point l'être humain pouvait être aussi mauvais. Peut-être que pour vous ce n'est pas choquant, mais à cette époque, dans ce lieu, ici, deux hommes, c'était immonde. Nous étions immondes.

« Là-bas nous serrons bien, juste tout les deux. »
Il semblait confiant. Il ne semblait pas avoir peur de ce qu'ils pourraient retrouver de l'autre côté. Les yeux rivés au loin, derrière les immeubles, ils auraient sans doute voulu y trouver une réponse, mais ils ne virent que la mocheté de ce monde. La tête du cadet reposait sur l'épaule du plus âgé et ses yeux ne tardèrent pas à se fermer. Une brise venait taquiner de temps à autre la peau nue de leur nuque et le bruit de la circulation et de la population semblait s'éloigner. Déposant sa tête doucement contre celle de son cadet, leurs mains finirent par se rencontrer et leurs doigts s'entrelacer.

Lui, il ne pleurait jamais devant les autres. Personne, ni moi n'avait déjà vu des larmes perler ses joues. Et pourtant, quand nous nous retrouvions enfin seul, loin de tous les autres, malgré ses mordillements de lèvres il pleurait, tout comme moi. Tout était devenue trop insupportable. Vous savez ce que cela fait de ne pas pouvoir prendre la main de la personne souhaitée pour simple et bonne raison que nous sommes deux hommes ? Savez-vous ce que cela fait de ne pas pouvoir déposer ne serait qu'un baiser sur cette personne, pour la simple et bonne raison que nous sommes deux hommes ? Savez-vous ce que l'on peut ressentir durant ces moments où tout ce que nous désirons est la présence de l'autre, sa chaleur, juste son corps près du sien, ses bras qui vous enlacent, ses mots doux, ses regards réconfortants, mais que ce désir ne peut être assouvis en dehors d'un placard ou d'une chambre étroite. Et tout cela, parce que nous sommes deux hommes. Tout simplement.

« Suicidons-nous, Ryū. »
Il resserra doucement cette main qui semblait vider de ses forces et une larme coula le long de la joue du cadet. Oui, ainsi tout leurs problèmes s'envoleront, alors qu'eux, il s'écraseront sur ce sol souillé de ce monde souillé. Ils la décoreront d'une couleur rougeâtre. Couleur de l'amour, de la passion, de la douleur, de l'horreur et du sang. Ils fermèrent les yeux tous les deux et le vide se combla.

Désormais seul dans une chambre sombre, je ne sais combien d'années se sont écoulées après avoir vu celui que je nommais amant, mourir devant mes yeux. Décidément, je tenais encore bien trop à la vie pour me laisser mourir ainsi. Je l'ai laissé tomber, m'échapper. Je n'ai tout simplement pas eu le courage d'en finir maintenant. J'étais seul face à cet enfer. Immonde j'étais, immonde je suis, quelle horreur.

Mais quoi qu'il se passe, les gens finissent toujours par être au courant de tout. Ça c'est su, ça c'est répandu. La victime j'étais devenu. Beaucoup prétendraient certainement ne pas me connaitre, d'autres ne se sentiraient pas coupable, honnêtement, aujourd'hui encore, je m'en fiche. J'ai quitté cette maison, cette chambre, sans rien emporter avec moi. Et pourtant les souvenirs m'ont poursuivie et ne m'ont jamais lâché depuis lors. J'ai fini par me reconstruire, ayant l'âge pour vivre par mes propres moyens, j'ai quitté mon quartier. Logeant dans un petit appartement bien tranquille, et pourtant bien étrange, jamais je n'aurais pensé que six ans après, les démons du passé me rattraperaient aussi vite. Ah non, ce n'était pas des démons, seulement une poupée. Une poupée laide et belle à la fois. Tellement, que celui qui avait du me l'offrir, ne devait vraiment pas m'aimer.

Le mur, les pleurs, les crises. Elle en a du vécue cette pauvre petite chose. Cette petite chose si laide et belle, et bien qu'elle fut dans de piteux états, rapidement elle fut recousu. Elle connu les états d'âme de son possesseur et eu aussi de son affection.

Agenouillé, les yeux brulant et le corps tremblotant de fatigue, c'est un sentiment étrange qui le prit à la gorge et le tirailla l'estomac. Et pourtant, il ne bougea pas tandis que deux pas s'approchaient. D'un geste délicat, on le fit relever le visage. Depuis combien de temps était-il là, à le voir se détruire, à le voir évoluer et dégrader ? Qui sait. Il l'aimait, il le haïssait, lui, qui lui ressemblait tant.

« Bien sûr que je t'aime. »
C'est pour cela que je consacrerais ma vie à te reconstruire.



DALAO, DIDI, DOUN ! ♫

Âge ♦ de Pierre.
comment avez-vous trouvé le forum ♦ Devinez, voyons !
Présence sur le forum ♦ Régulière.
Petit mot de la fin ♦ Cote bon vu par Ryu
codage par Artemis/Seren/Wegniale/Swilver pour Epicode


Dernière édition par Tadase Ryūsuke le Lun 3 Mar - 16:23, édité 11 fois
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MessageSujet: Re: Tadase Ryūsuke ▬ Master ▬ Ft. Ruki ♫   Dim 2 Mar - 21:50

Bonsoir  et bienvenue ♥

Très bon choix d'avatar et personnage très intéressant :DL'histoire est très bien écrite et prenante, j'ai hâte de pouvoir lire la fin !!

Bon courage pour terminer ta fiche et n'hésite pas à me contacter si besoin Wink

_________________
I’m afraid to open my eyes right  now
« (It’s cold) It’s just your mood. (It’s strange) I don’t care about that. I’ll accept every little thing of you. I wouldn’t want to see me without you even in a dream. If only you are next to me, I don’t care if it’s a nightmare. »  •• Eternity VIXX


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MessageSujet: Re: Tadase Ryūsuke ▬ Master ▬ Ft. Ruki ♫   Dim 2 Mar - 23:00


    Merci merci !♥
    Bon, j'ai la fin est jolimmment bâclée .. ( Non, ce n'est pas joli. )
    Alors je me mets au caractère avant de tenter d'arrangé la fin de mon histoire ..
    Encore merci. ~


Dernière édition par Tadase Ryūsuke le Mar 4 Mar - 13:53, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Tadase Ryūsuke ▬ Master ▬ Ft. Ruki ♫   Dim 2 Mar - 23:28

Entendu, prends le temps qu'il te faudra ♥

Juste pour être sûr, un maître ne sait pas que sa VOODOO est devenue une DOLL Wink Elle fait partie de sa vie comme si ça avait été toujours le cas et il ne se pose pas de question au sujet de cette présence à ses côtés.

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MessageSujet: Re: Tadase Ryūsuke ▬ Master ▬ Ft. Ruki ♫   Lun 3 Mar - 16:16

Je vois que ce n'est plus marqué "loading" dans le titre du message, ta fiche serait-elle terminée ? Smile

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MessageSujet: Re: Tadase Ryūsuke ▬ Master ▬ Ft. Ruki ♫   Lun 3 Mar - 16:21


C'est bien ce que je me disais alors. ~
J'ai rapidement modifié le dernier paragraphe de mon histoire et puis je pense avoir fini ma fiche .. Après pour le caractère, j'ai perdu toute mon inspiration et ait fait vraiment rapide, alors s'il faut que j'ajoute ou développe quelques points, je comprendrais ! °°

EDIT : J'allais tout juste poster lorsque j'ai vu ton message. x)
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MessageSujet: Re: Tadase Ryūsuke ▬ Master ▬ Ft. Ruki ♫   Lun 3 Mar - 17:25

Tu es validé !!!

J'ai vraiment aimé lire ta fiche et comme je le disais, l'histoire est poignante. Le caractère rajouté à cela donne un personnage original et avec plein de possibilités de jeu. (Les grands esprit se rencontrent pour avoir pensé à la même chose et posté un message juste avant xD)

Amuse-toi bien sur Voodoo Doll !! A toi de jouer à présent Wink

Les logements
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Les demandes de rp
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MessageSujet: Re: Tadase Ryūsuke ▬ Master ▬ Ft. Ruki ♫   Lun 3 Mar - 17:32

Merci. ♥
J'en suis ravie alors, ce sont des choses qui font toujours plaisir ! ( xD )
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MessageSujet: Re: Tadase Ryūsuke ▬ Master ▬ Ft. Ruki ♫   Lun 3 Mar - 17:39

En effet xD

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